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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 21:01

Par Cédric Douzant

http://anotherdaylight.files.wordpress.com/2010/03/gay_muslim.jpg

A l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, le ministère des affaires étrangères a invité plusieurs militants LGBT du Maghreb. Pour eux, les printemps arabes n’ont rien changé. Entre répression et discrimination, les homos restent les oubliés des révolutions.

Pour les homos du Maghreb, les lendemains qui chantent se font attendre. Invités mercredi, à l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, au Ministère des affaires étrangères à Paris, plusieurs militants LGBT d’Algérie et de Tunisie ont partagé le même constat, plutôt amer: le vent de liberté qui s’est levé l’année dernière au Maghreb ne souffle pas pour les personnes LGBT.

Radicalisation de l'homophobie
«Juste après la révolution, la société est devenue plus permissive et tolérante, mais la situation a très vite régressé, raconte Khouloud, étudiante de 26 ans à Tunis. Notre ministre des Droits de l’homme a par exemple déclaré que l’homosexualité n’était pas un droit humain et méritait un traitement médical.»

En Tunisie comme en Algérie, l’homosexualité reste passible de 6 mois à trois ans de prison. Et depuis les changements de régimes ou la fragilisation des gouvernements en place, la répression empire et l’homophobie se radicaliserait. «Depuis quelques temps, avoir l’air homo est devenu dangereux et des garçons efféminés se font arrêter, confirme Ihcène, une militante d'Alger. Dans la presse, les articles qui appellent à la haine, et amalgament homosexualité, prostitution et pédophilie, sont de plus en plus nombreux. Pour beaucoup de personnes au Maghreb, être homophobe est presque naturel». «En ce moment en Tunisie, ça part dans tous les sens et nous voyons même apparaître des petites milices qui veulent remettre la société dans le droit chemin», confirme Khouloud.

Ingratitude
Pour ces militants, le pire ennemi semble l’isolement et, parmi leurs anciens compagnons de révolution, leurs revendications ne rencontrent aucun écho. «Pendant la révolte, la communauté LGBT a participé aux manifestations. Dans la rue, il n’y avait aucune discrimination entre hommes, femmes et homos, se souvient Khouloud. Les homos aussi se sont rebellés, eux aussi ont été arrêtés et tabassés. Mais depuis, notre sort n’intéresse personne. Cette ingratitude est insupportable.»

Là-bas, les droits des homos ne sont pas des droits de l’homme comme les autres, et ne sont jamais évoqués par les associations ou les partis de gauche. Même Amnesty international l’avoue: sur place, elle a du mal à mobiliser ses membres autour des thèmes LGBT.

Convaincre les chefs d'Etat
Faute de soutiens, la plupart des militants ont dû constituer leurs propres associations. Leur existence est plus ou moins officielle, leur but plus ou moins avoué. Progressivement, elles ont obtenu l’appui de nombreuses associations internationales et se sont faites connaître auprès de leurs compatriotes émigrés en Europe.
Maintenant, c’est de la part des Etats occidentaux qu’elles espèrent de l’aide.

François Zimeray, ambassadeur de France pour les Droits de l’Homme et initiateur de cette rencontre, affirme que, pour la France, «leur cause n’est pas oubliée», et que «chacun doit pouvoir être ce qu’il est, là où il vit.»

Parmi les nouvelles pistes envisagées pour soutenir les droits homos: confier au réseau de centres culturels français la sensibilisation sur les discriminations, et peser au sein de l’OCDE et de l’Organisation Internationale de la Francophonie pour convaincre les chefs d’Etat de renoncer aux politiques homophobes. Mais l’Ambassadeur prévient d’emblée: la partie est loin d’être gagnée.  



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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 19:00

Par Louis Maury

 

 

Un week-end, Jérémy (Arnaud Binard, à gauche sur la photo ci-dessus), le petit génie d’une famille bourgeoise, débarque dans la maison familiale. Il leur fait alors une annonce qui va bousculer le confort ouaté du petit clan: il est homo et a emménagé avec Marc, l'homme qu'il aime. La nouvelle connue, il repart, laissant ses parents quelque peu décontenancés…

Sur le thème du coming out, des questionnements des parents, des angoisses de celui qui doit lever le voile sur son intimité, des réactions des proches… Tous ces thèmes sont abordés sur le ton de la comédie de mœurs à la fois pétillante, mais aussi profonde. Un téléfilm réalisé en 2006, bien mené et surtout porté par une excellente distribution (les parents sont joués par Charlotte de Turckheim et Bernard Le Coq). On suit avec plaisir cette fiction maline et bien écrite.

 

Regardez la bande-annonce:

Le ciel sur la tête, de Nicolas Mercier.

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 18:56

Par Christophe Cordier 

 

Il y a quelques jours, la Belgique connaissait son premier cas de meurtre à caractère homophobe. Les associations LGBT du pays viennent de tirer la sonnette d'alarme auprès du gouvernement.

 

 

A peine le caractère homophobe du meurtre d’Ihsane Jarfi officiellement reconnu (lire notre article), le premier ministre belge Elio Di Rupo twittait: «Il faut agir.» Moins d’une semaine plus tard, les représentants des associations LGBT flamandes, bruxelloises et wallonnes ont donc été reçus jeudi dernier à Bruxelles. La ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet et la ministre de la Justice Annemie Turtelboom étaient également présentes.

Les associations ont ressenti beaucoup d’ouverture et de bonne volonté durant cette réunion, qui a duré 2h. Elles ont d’abord tiré la sonnette d’alarme: la loi anti-discrimination, qui existe depuis 2003, ne fonctionne pas. Il n’y a pas assez de dépôts de plainte, pas assez de suivi judiciaire. Les associations ont donc interpellé les élus sur la formation des policiers ou la nomination d’un agent ou d’un magistrat de référence dans chaque zone de police ou dans chaque arrondissement judiciaire. Les associations ont également expliqué aux ministres ce qu’étaient les principes de Yogyakarta, très stricts en matière de transphobie, et auxquels la Belgique pourrait adhérer à condition de modifier certains textes de lois.

Un Plan national contre l’homophobie
La ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet a proposé d’autoriser le dépôt de plainte anonyme. Un projet parmi d’autres, qui fera partie d’un Plan national contre l’homophobie qui devra impérativement être présenté avant la fin 2012. Par ailleurs, l’évaluation de la loi anti-discrimination est prévue par la déclaration gouvernementale et devra donc se faire avant la fin de la législature.

D’autres réunions restent à prévoir avec les ministres de l’Enseignement (sujet qui dépend des Régions, et pas du gouvernement fédéral) concernant l’éducation et la prévention en milieu scolaire, ainsi qu’avec les ministres de la Santé, au sujet par exemple de l’interdiction du don de sang pour les homosexuels. A l’issue de la réunion, les associations ont exprimé leur satisfaction et leur sentiment d’avoir été entendues.

Photo: DR.src tetu.com

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:57
Par Romain Burrel 
 
Celui que l'on connaissait comme le chanteur du groupe punk rock Against Me! vient d’annoncer son intention d'entamer une transition «male to female», d'homme vers femme.
 
C’est le genre de nouvelles auxquelles le petit monde du rock’n’roll - qui pourtant en a vu d’autres - n’est pas si habitué! Dans une interview donnée au célèbre magazine américain Rolling Stone, celui que l'on connaissait jusqu'ici comme Tom Gabel, le leader du groupe punk-rock américain Against Me!, vient d'annoncer sa volonté d'entamer une transition «male to female», d'homme vers femme. Une démarche à laquelle Gabel, âgé de 31 ans, dit songer depuis plusieurs années.
A la lecture de cet article, on apprend que la rockstar, qui a écrit des chansons comme I Was A Teenage Anarchist ou Thrash Unreal, souhaite adopter le nom de Laura Jane Grace
Une épouse compréhensive
Mariée depuis plusieurs années, Laura Jane explique avoir longtemps appréhendé la réaction de sa femme, Heather: «Pour moi, la chose la plus terrifiante était de savoir comment elle accepterait la nouvelle, confie-t-elle à nos confrères de Rolling Stone. Mais elle a était incroyable et très compréhensive.»
Certaines compositions du groupe prennent désormais tout leur sens, comme le texte de la chanson The Ocean, écrite par Gabel: «And if I could have chosen / I would have been born a woman / My mother once told me she would have named me Laura / I'd grow up to be strong and beautiful like her.» («Et si j’avais pu choisir / J’aurais préféré naître femme / Un jour, ma mère m’a dit qu’elle m’aurait appelé Laura / J’aurais grandi pour être forte et belle comme elle».)
«Des moments difficiles»
«Je vais traverser des moments difficiles et ça ne sera pas marrant du tout, constate-t-elle. Parler à la presse en fait partie, mais j’espère que le public comprendra et que les gens se montreront bienveillants.» En mai, Gabel montait seule sur scène au Texas pour interpréter une nouvelle chanson au titre évocateur: Transgender Dysphoria Blues (que l’on pourrait traduire par «Le Blues du Trouble de l’Identité de genre»).
Sur Twitter, Laura Jane a remercié Mina Caputo, une chanteuse de hard metal qui a annoncé sa transition en juillet 2011: «Tu a été une source d'inspiration. Merci».
Découvrez Transgender Dyshoria Blues:
Photos: DR.

 

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:53
Par Gildas Le Dem 
 
 
PORTRAIT. L'Américain, auteur et illustrateur du livre pour enfants «Max et les Maximonstres», était âgé de 83 ans.
 
 
Ses fantastiques albums de bande dessinée ont peuplé, enchanté nos rêves, parfois nos cauchemars d'enfants. Maurice Sendak, l'auteur et illustrateur du livre pour enfants Max et les Maximonstres (1963, visuel ci-dessus), est décédé le 8 mai à Danbury, dans le Connecticut aux Etats-Unis. Quatre longues années après le décès de son compagnon de toujours, le psychanalyste Eugene Glynn, en 2008.
Il préparait un dernier album
Depuis sa mort, il vivait seul, reclus dans sa maison de Ridegefield, où il relisait Melville et préparait un dernier album. Sendak avait puisé dans l'univers de Melville l'inspiration, le souffle de liberté qui allait parcourir son œuvre. Iles enchantées, forêts sauvages et tropicales, c'est là en effet l'univers fantasmagorique dans lequel un soir, l'insolent et turbulent petit Max se réveille – après avoir été envoyé par sa mère au lit sans souper, accablé de l'infâme apostrophe: «Monstre!». Là, dans cet univers peuplé de monstres patauds, aux pattes griffues, aux yeux lourds, jaunes et globuleux, mais rêveurs, colériques et narcissiques comme le petit Max lui-même, il devient roi. Vêtu d'un costume blanc de bête poilue, l'enfant-roi peut enfin décréter: «Nous allons faire une fête – épouvantable.»
Car l'univers pour enfants de Sendak était tout sauf pur, angélique: traversé comme chez Melville de désirs cruels, insatiables, impatients, il effraiera même certains parents, et certains psychanalystes comme Françoise Dolto. Mais Sendak comme son compagnon savait bien la réalité violente du monde de l'enfance. Et il voulait en retrouver l'inquiétante étrangeté, jusqu'à l'impudeur: l'un de ses albums majeurs, Cuisine de nuit (1970), subira longtemps la censure parce qu'il présente l'image d'un petit garçon gambadant nu tout au long de l'histoire. L'innocence en fera sensation, scandale.
Un coming out récent
C'est que, né en 1928, dans une famille juive orthodoxe à Brooklyn, Sendak se fera vite une conception mélancolique de l'enfance: marquée, comme la sienne, par l'histoire sociale et internationale (la crise de 1929, la Seconde Guerre mondiale, la Shoah qui frapperont sa famille), l'enfance est vouée – comme l'âge adulte – à la terreur, la pensée de la mort et le désir de réparation, de fête. Longtemps, Sendak, au risque de scandaliser les parents, raillera les lectures niaises que des maîtresses d'école faisaient de son œuvre. Une fois seulement, il aura reculé devant le scandale: il attendra en effet la mort de son compagnon pour annoncer son homosexualité, de peur, disait-il, de peiner ses parents (qui, comme tous les parents, ajoutait-il, ne peuvent «rêver» leur enfant qu'hétérosexuel).
Quant à la question de savoir comment un auteur homosexuel sans enfants pouvait écrire pour les enfants, il répondait très simplement qu'il n'aimait pas spécialement les enfants (puisque ceux-ci, comme tout à chacun, étaient heureusement invivables), mais qu'il aimait moins encore les adultes et leur hypocrisie.

La bande annonce de l'adaptation de Max et les Maxi-monstres, avec In the end de Charlotte Gainsbourg comme bande sonore:
 
Photos: DR.
 

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 21:16
Zay El Hawa (Color) عبد الحليم حافظ - زي الهوا 
 
 
Mawood عبد الحليم - موعود - كامل 
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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 21:13

Par Christophe Cordier 

 

Cet après-midi, les funérailles d'Ihsane Jarfi ont eu lieu dans l'intimité, et le parquet a retenu le caractère homophobe de l'agression. La communauté gay belge ainsi que certains politiques sont complètement sous le choc.

 

 

MISE À JOUR 18H30: - Le meurtre d'un jeune homosexuel en Belgique a été qualifié vendredi d'homophobe par le juge d'instruction chargé du dossier, une première depuis que la police et les parquets doivent notifier les crimes ayant pour motif l'orientation sexuelle des victimes.

Selon le parquet, es quatre hommes auraient alors commencé à le frapper dans la voiture «pour donner une leçon à l'homo». Vu cette requalification des faits, le centre pour l'égalité des chances et les associations LGBT ont annoncé qu'ils se portaient partie civile.

Jeudi prochain, une délégation d'Arc-en-ciel Wallonie sera reçue par le premier ministre Elio Di Rupo, aux côtés de représentants des fédérations associatives flamandes et bruxelloises. Une rencontre sera également organisée avec les autorités communales liégeoises.

Le meurtre d'Ihsane Jarfi jettera un voile noir sur la Belgian Pride organisée samedi prochain à Bruxelles. Un hommage lui sera rendu à cette occasion.


 

Hier en fin de journée, le quatrième suspect du meurtre d'Ihsane Jarfi (lire notre article) a été enfin interpellé. Il était cet après-midi interrogé par les enquêteurs. Ses trois comparses ont comparu ce matin devant la chambre du conseil de Liège et n'ont pas réclamé leur remise en liberté.

«Ils ne lui ont laissé aucune chance»
La famille et les proches d'Ihsane Jarfi ont enterré ce matin ce jeune gay de 32 ans, apparemment victime du premier meurtre homophobe de Belgique. Ses proches ont annoncé leur intention de se constituer partie civile pour assassinat avec circonstances aggravantes de crime homophobe et raciste. L’avocat de la famille affirme que leur intention était bel et bien de tuer le jeune homme: «Ils n’ont laissé aucune chance à la victime. Le corps d'Ihsane Jarfi a été retrouvé dans un champ isolé. Cet élément démontre l’issue réservée à la victime par les auteurs des faits.» On a également appris que le corps d’Ihsane était dénudé, ce qui pourrait indiquer une volonté de l’humilier. Arc-en-Ciel Wallonie et d’autres associations LGBT pourraient aussi se constituer parties civiles en fonction de l’évolution de l’enquête.

Actuellement, les inculpés sont simplement soupçonnés de vol avec violence, de séquestration et de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort, et le parquet de Liège envisage de requalifier les faits en assassinat. Mais à l'heure actuelle, la discrimination homophobe n’est pas retenue comme mobile du meurtre. «Les suspects font état de propositions homosexuelles faites par la victime, mais on n'a pas d'éléments disant que c'était le mobile premier du crime.» Deux des quatre suspects sont connus de la justice pour des faits de violence grave et gratuite. La représentante du parquet estime qu'ils voulaient en découdre avec quelqu'un mais qu’ils n’avaient pas l’intention de cibler la communauté homosexuelle.

Réactions politiques
Ce drame suscite aussi des réactions politiques. Le président du Parti socialiste belge, Thierry Giet, a déclaré que, «d'après les premiers éléments connus, il s'agirait d'un meurtre à caractère homophobe. Si cela devait se vérifier, le PS appelle à la plus grande fermeté par rapport aux auteurs de ce crime ignoble», a-t-il ajouté, tandis que le parti écologiste a plaidé pour que «la lutte contre les discriminations et les violences homophobes devienne une véritable priorité nationale».

Pour Joëlle Milquet, ministre de l’Intérieur (centriste) qui a réagi hier, «si la justice devait confirmer qu'il s'agit d'un crime homophobe nous serions confrontés au franchissement intolérable des frontières d'une nouvelle forme abjecte de haine de la différence de l'autre, légitimant la nécessité de mesures fortes».

Jeudi prochain, une délégation d'Arc-en-ciel Wallonie sera reçue par le premier ministre Elio Di Rupo, aux côtés de représentants des fédérations associatives flamandes et bruxelloises. Une rencontre sera également organisée avec les autorités communales liégeoises. Le meurtre d'Ihsane Jarfi jettera un voile noir sur la Belgian Pride organisée samedi prochain à Bruxelles. Un hommage lui sera rendu à cette occasion.

Photo: DR.

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 18:04
 
Par Paul Parant
Sortez les mouchoirs! Voici en vidéo l'un des tout premiers baisers gays de l'histoire du cinéma, issu d'un film muet de 1927. C'est aussi le premier film à avoir remporté la statuette de Meilleur film.
 
 
 
– J'ai volé l'avion, j'espérais traverser les lignes…
– Dave! Dave! Tu n'es pas si blessé, je vais chercher le docteur…
– Si cela servait à quelque chose, j'y serais allé. Il ne lui reste que quelques minutes, monsieur. C'est la guerre!
- N'y vas pas, Jack! Reste ici avec moi… Juste un petit peu…
- Oh, Dave… J'essayais de buter quelques Allemands en plus pour toi…
Non, Jack… Ce n'est pas ta faute.
– Tu ne m'as pas tiré dessus, Jack. Tu as coulé un bateau allemand, tu ne le sais pas?
– Dave, tu sais que je ne pensais pas ce que j'ai dit sur la photo, n'est-ce pas?
– Tu sais qu'il n'y a rien au monde qui ait plus d'importance pour moi que notre amitié.
– Je le sais… depuis toujours.
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A l'approche des Oscars, dimanche 26 février prochain, tout le monde parle de la moisson de nominations pour le film français The Artist et pour Hugo, de Martin Scorsese. Et tous notent avec raison que le cinéma hollywoodien rend hommage à ses débuts, car ces deux films font référence à l'époque du muet.
Ce que l'on sait moins, c'est que le seul film muet ayant jamais gagné l'Oscar du Meilleur film (lors de la toute première remise de récompense en 1929), intitulé Wings (Les Ailes), est un film comprenant un sous-entendu gay assez appuyé... Les blogueurs américains en reparlent car le film sort ces jours-ci en Blu-ray. Et le dramatique baiser (sur la commissure des lèvres) entre les deux héros pourrait être l'un des tout premiers baisers gays du cinéma.
L'ultime baiser
L'histoire de ce film sorti en 1927? Un triangle amoureux sur fond de guerre (dont le film Pearl Harbor s'est d'ailleurs largement inspiré...) Le héros, Jack (incarné par Charles «Buddy» Rogers) est indifférent aux avances appuyées de sa voisine Mary (hum, hum…). Il convoite en revanche Silvia, est elle-même amante du beau David (Richard Arlen). Alors qu'ils s'enrôlent tous deux comme pilotes durant la Première guerre mondiale, leur rivalité se transforme en amitié… très intense. Comme on le voit dans la vidéo ci-dessous, alors que David est mortellement blessé.
Comme on le voit, la scène, aussi émouvante qu'explicite sous le regard de Mary (Clara Bow), laisse l'interprétation très libre quant au lien entre les deux hommes… Elle était d'ailleurs mentionnée dans l'excellent documentaire The Celluloid Closet, sur les sous-entendus homosexuels dans les films américains.
Regardez cette magnifique scène (traduction des «cartons» ci-dessous):
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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 18:03

Hier, les animateurs d'«A votre écoute, coûte que coûte» sur France Inter ont choqué de nombreux auditeurs en tenant des propos homophobes. Même si l'émission satirique revendique le politiquement incorrect, elle fait surtout grincer des dents.

 

«Vous êtes de la jaquette, monsieur? (…) C'est contre-nature». Des propos homophobes intolérables envers un auditeur appelant pour un tout autre sujet, et qu'on ne s'attend sûrement pas à entendre à une heure de grande écoute sur une radio du service public. C'est pourtant bien ce dont ont été témoins hier à la mi-journée les auditeurs de France Inter, lors de la diffusion de A votre écoute, coûte que coûte, une nouvelle émission qui suscite à la fois polémiques et interrogations depuis son lancement il y a dix jours.

Le principe: Philippe de Beaulieu et son épouse Margarete, «deux professionnels de la santé», comme le décrit la station dans un communiqué, répondent «aux interrogations, aux attentes et aux doutes des auditeurs». Seulement voilà, tout ceci n'est qu'un canular. Derrière les deux psychothérapeutes se cachent en réalité Laurent Lafitte et Zabou Breitman, avec des comédiens en guise d'auditeurs, et l'émission n'est absolument pas à prendre au sérieux. Le problème est qu'à aucun moment le programme n'est présenté comme satirique au même titre que la véritable identité des animateurs n'est jamais dévoilée. Un parti pris de France Inter, qui souhaite que l'émission reste un mystère. Quant au côté politiquement incorrect, il est totalement assumé, voire revendiqué.

«C'est de l'humour, mais ce n'est pas drôle!»
Mais cet avis n'est pas forcément partagé par les auditeurs. Sur le site internet de la station, les commentaires indignés pleuvent depuis hier. «Comme beaucoup d'auditeurs, j'ai été choquée par les propos homophobes tenus aujourd'hui. Apparemment, c'est de l'humour, mais ce n'est pas drôle!», écrit par exemple Sandrine P. après l'émission d'hier, au terme de laquelle les deux faux thérapeutes raccrochent au nez de l'auditeur homo sous prétexte qu'ils sont «attachés à des valeurs».

De même, plusieurs auditeurs ont contacté TÊTU afin de s'insurger contre des propos blessants. «De tels propos sont le triste révélateur de cette haine ordinaire portée par cette frange de population “bien pensante” qui n'a de cesse de juger ses congénères en fonction de leurs croyances, de leur identité, de leur sexualité!» nous écrit Charlotte. «C'est inadmissible. Ces propos devraient être condamnés par la justice. Je suis hétéro est choqué par tant d'homophobie sur le service public» s'insurge Arnaud.

«Belle victoire de l'humour»
De son côté, l'association de défense des droits des LGBT Act Up a publié hier une lettre ouverte aux responsables de France Inter, affirmant ne pas avoir «trouvé le sketch drôle» et accusant la station de «contenter les homophobes». Et Fréd Navarro, le président d'Act Up-Paris, de conclure son courrier: «Belle victoire de l'humour».

Contacté par TÊTU.com, France Inter n'a pas souhaité réagir à la polémique, expliquant vouloir garder le mystère qui entoure l'émission. La station ajoute que «Philippe et Margarete de Beaulieu» s'exprimeront dans les médias «dans quelques semaines», précisant au passage que le politiquement incorrect de l'émission n'est pas limité aux homos: ils «ne s'entendent avec personne».

Si vous ne l'avez pas entendue, écoutez l'émission d'A votre écoute, coûte que coûte du 26 janvier 2012 sur le site de France inter.

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 21:21
«L'amour sans frontière» serait le premier court-métrage gay de Biélorussie. Son réalisateur en dévoile un peu plus pour TÊTU.
 
 
La toile biélorusse s'est faite l'écho depuis mardi d'un petit film, tout juste mis en ligne sur YouTube. Intitulé L'amour sans frontières, ce petit court-métrage – «le premier film gay de Biélorussie» de belle facture montre en parallèle des moments amoureux d'un couple hétéro et d'un couple gay.
Le créateur du film en révèle un petit peu plus à TÊTU: «Je l'ai fait car en Biélorussie, nous avons un gros problème de visibilité. Les gens ne savent pas qu'on est là. Notre plus grande association, GayBelarus, devrait travailler pour nous, mais elle ne fait pratiquement qu'organiser des soirées underground, rien d'autre, hélas.»
«Faire quelque chose pour la visibilité»
«Alors, avec quatre amis, j'ai essayé de faire quelque chose, sans budget, pour montrer qu'il y a des homos ici, qu'ils sont capables d'aimer, et que leur amour n'est pas différent de celui des hétéros, car le sentiment est le même pour tous», explique Max Anatsko, dont c'est le premier film en tant que co-auteur, réalisateur et chef opérateur, et qui promet de ne pas s'arrêter là. Son film a été tourné aux abords de Minsk, la capitale.
En Biélorussie, pays d'Europe de l'Est dirigé d'une main de fer par Alexandre Loukachenko, l'homosexualité a été dépénalisée en 1994, comme dans toutes les ex-républiques soviétiques. Mais c'était là «le premier et le dernier combat remporté!» disait un jeune gay, cité dans un reportage sur place publié dans le magazine TÊTU en octobre 2008.
Regardez la vidéo:
 
     
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