deces

Lundi 18 juin 1 18 /06 /Juin 21:34
WARDA batwannes beek
 
   Haramt Ahebak - Warda حرمت أحبك - حفلة - ورده                  
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Jeudi 10 mai 4 10 /05 /Mai 16:53
Par Gildas Le Dem 
 
 
PORTRAIT. L'Américain, auteur et illustrateur du livre pour enfants «Max et les Maximonstres», était âgé de 83 ans.
 
 
Ses fantastiques albums de bande dessinée ont peuplé, enchanté nos rêves, parfois nos cauchemars d'enfants. Maurice Sendak, l'auteur et illustrateur du livre pour enfants Max et les Maximonstres (1963, visuel ci-dessus), est décédé le 8 mai à Danbury, dans le Connecticut aux Etats-Unis. Quatre longues années après le décès de son compagnon de toujours, le psychanalyste Eugene Glynn, en 2008.
Il préparait un dernier album
Depuis sa mort, il vivait seul, reclus dans sa maison de Ridegefield, où il relisait Melville et préparait un dernier album. Sendak avait puisé dans l'univers de Melville l'inspiration, le souffle de liberté qui allait parcourir son œuvre. Iles enchantées, forêts sauvages et tropicales, c'est là en effet l'univers fantasmagorique dans lequel un soir, l'insolent et turbulent petit Max se réveille – après avoir été envoyé par sa mère au lit sans souper, accablé de l'infâme apostrophe: «Monstre!». Là, dans cet univers peuplé de monstres patauds, aux pattes griffues, aux yeux lourds, jaunes et globuleux, mais rêveurs, colériques et narcissiques comme le petit Max lui-même, il devient roi. Vêtu d'un costume blanc de bête poilue, l'enfant-roi peut enfin décréter: «Nous allons faire une fête – épouvantable.»
Car l'univers pour enfants de Sendak était tout sauf pur, angélique: traversé comme chez Melville de désirs cruels, insatiables, impatients, il effraiera même certains parents, et certains psychanalystes comme Françoise Dolto. Mais Sendak comme son compagnon savait bien la réalité violente du monde de l'enfance. Et il voulait en retrouver l'inquiétante étrangeté, jusqu'à l'impudeur: l'un de ses albums majeurs, Cuisine de nuit (1970), subira longtemps la censure parce qu'il présente l'image d'un petit garçon gambadant nu tout au long de l'histoire. L'innocence en fera sensation, scandale.
Un coming out récent
C'est que, né en 1928, dans une famille juive orthodoxe à Brooklyn, Sendak se fera vite une conception mélancolique de l'enfance: marquée, comme la sienne, par l'histoire sociale et internationale (la crise de 1929, la Seconde Guerre mondiale, la Shoah qui frapperont sa famille), l'enfance est vouée – comme l'âge adulte – à la terreur, la pensée de la mort et le désir de réparation, de fête. Longtemps, Sendak, au risque de scandaliser les parents, raillera les lectures niaises que des maîtresses d'école faisaient de son œuvre. Une fois seulement, il aura reculé devant le scandale: il attendra en effet la mort de son compagnon pour annoncer son homosexualité, de peur, disait-il, de peiner ses parents (qui, comme tous les parents, ajoutait-il, ne peuvent «rêver» leur enfant qu'hétérosexuel).
Quant à la question de savoir comment un auteur homosexuel sans enfants pouvait écrire pour les enfants, il répondait très simplement qu'il n'aimait pas spécialement les enfants (puisque ceux-ci, comme tout à chacun, étaient heureusement invivables), mais qu'il aimait moins encore les adultes et leur hypocrisie.

La bande annonce de l'adaptation de Max et les Maxi-monstres, avec In the end de Charlotte Gainsbourg comme bande sonore:
 
Photos: DR.
 

 

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Mercredi 9 mai 3 09 /05 /Mai 21:13

Par Christophe Cordier 

 

Cet après-midi, les funérailles d'Ihsane Jarfi ont eu lieu dans l'intimité, et le parquet a retenu le caractère homophobe de l'agression. La communauté gay belge ainsi que certains politiques sont complètement sous le choc.

 

 

MISE À JOUR 18H30: - Le meurtre d'un jeune homosexuel en Belgique a été qualifié vendredi d'homophobe par le juge d'instruction chargé du dossier, une première depuis que la police et les parquets doivent notifier les crimes ayant pour motif l'orientation sexuelle des victimes.

Selon le parquet, es quatre hommes auraient alors commencé à le frapper dans la voiture «pour donner une leçon à l'homo». Vu cette requalification des faits, le centre pour l'égalité des chances et les associations LGBT ont annoncé qu'ils se portaient partie civile.

Jeudi prochain, une délégation d'Arc-en-ciel Wallonie sera reçue par le premier ministre Elio Di Rupo, aux côtés de représentants des fédérations associatives flamandes et bruxelloises. Une rencontre sera également organisée avec les autorités communales liégeoises.

Le meurtre d'Ihsane Jarfi jettera un voile noir sur la Belgian Pride organisée samedi prochain à Bruxelles. Un hommage lui sera rendu à cette occasion.


 

Hier en fin de journée, le quatrième suspect du meurtre d'Ihsane Jarfi (lire notre article) a été enfin interpellé. Il était cet après-midi interrogé par les enquêteurs. Ses trois comparses ont comparu ce matin devant la chambre du conseil de Liège et n'ont pas réclamé leur remise en liberté.

«Ils ne lui ont laissé aucune chance»
La famille et les proches d'Ihsane Jarfi ont enterré ce matin ce jeune gay de 32 ans, apparemment victime du premier meurtre homophobe de Belgique. Ses proches ont annoncé leur intention de se constituer partie civile pour assassinat avec circonstances aggravantes de crime homophobe et raciste. L’avocat de la famille affirme que leur intention était bel et bien de tuer le jeune homme: «Ils n’ont laissé aucune chance à la victime. Le corps d'Ihsane Jarfi a été retrouvé dans un champ isolé. Cet élément démontre l’issue réservée à la victime par les auteurs des faits.» On a également appris que le corps d’Ihsane était dénudé, ce qui pourrait indiquer une volonté de l’humilier. Arc-en-Ciel Wallonie et d’autres associations LGBT pourraient aussi se constituer parties civiles en fonction de l’évolution de l’enquête.

Actuellement, les inculpés sont simplement soupçonnés de vol avec violence, de séquestration et de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort, et le parquet de Liège envisage de requalifier les faits en assassinat. Mais à l'heure actuelle, la discrimination homophobe n’est pas retenue comme mobile du meurtre. «Les suspects font état de propositions homosexuelles faites par la victime, mais on n'a pas d'éléments disant que c'était le mobile premier du crime.» Deux des quatre suspects sont connus de la justice pour des faits de violence grave et gratuite. La représentante du parquet estime qu'ils voulaient en découdre avec quelqu'un mais qu’ils n’avaient pas l’intention de cibler la communauté homosexuelle.

Réactions politiques
Ce drame suscite aussi des réactions politiques. Le président du Parti socialiste belge, Thierry Giet, a déclaré que, «d'après les premiers éléments connus, il s'agirait d'un meurtre à caractère homophobe. Si cela devait se vérifier, le PS appelle à la plus grande fermeté par rapport aux auteurs de ce crime ignoble», a-t-il ajouté, tandis que le parti écologiste a plaidé pour que «la lutte contre les discriminations et les violences homophobes devienne une véritable priorité nationale».

Pour Joëlle Milquet, ministre de l’Intérieur (centriste) qui a réagi hier, «si la justice devait confirmer qu'il s'agit d'un crime homophobe nous serions confrontés au franchissement intolérable des frontières d'une nouvelle forme abjecte de haine de la différence de l'autre, légitimant la nécessité de mesures fortes».

Jeudi prochain, une délégation d'Arc-en-ciel Wallonie sera reçue par le premier ministre Elio Di Rupo, aux côtés de représentants des fédérations associatives flamandes et bruxelloises. Une rencontre sera également organisée avec les autorités communales liégeoises. Le meurtre d'Ihsane Jarfi jettera un voile noir sur la Belgian Pride organisée samedi prochain à Bruxelles. Un hommage lui sera rendu à cette occasion.

Photo: DR.

 

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Par gaymarocmusul - Publié dans : deces - Communauté : Stop Homophobie
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Jeudi 4 août 4 04 /08 /Août 18:08

Le dernier survivant connu des "Triangles roses", des hommes déportés pour homosexualité par les nazis, Rudolf Brazda, fait chevalier de la Légion d'honneur en avril dernier, s'est éteint mercredi à l'âge de 98 ans.
Rudolf Brazda avait cosigné avec Jean-Luc Schwab "Itinéraire d'un Triangle rose" retraçant ses 32 mois en camp de concentration, le travail forcé, la mort omniprésente, les coups, les vexations.

"Rudolf s'est endormi paisiblement dans son sommeil à l'aube du 3 août, il résidait depuis le mois de juin dans un établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes, à Bantzenheim (Haut-Rhin)", selon son entourage.

Les obsèques de cet homme d'origine tchèque naturalisé français en 1960 se dérouleront lundi à Mulhouse, ont indiqué les pompes funèbres.

"Conformément aux dispositions de son testament, sa dépouille sera incinérée et ses cendres déposées à côté de celles de son compagnon de vie de plus de 50 années, Edouard Mayer, décédé à Mulhouse en 2003", ajoutent ses amis.

Rudolf Brazda avait fait partie des dizaines de milliers de  personnes déportées sous Hitler en raison de leur orientation sexuelle, les nazis considérant l'homosexualité comme un danger pour la perpétuation de la race.

Il avait été déporté au camp de concentration de Buchenwald où il porta le triangle rose, avant de choisir de vivre en France.

http://img.e-llico.com/thumbnail_1312437138.jpgNé en 1913 en Saxe (Allemagne) dans une famille tchèque germanophone, Rudolf prend conscience de son homosexualité comme "une disposition naturelle qu'il accepte comme telle, conscient d'avoir eu la chance d'avoir toujours eu un compagnon à ses côtés", racontait-il.

En 1937, il est condamné à six mois de prison pour "débauche entre hommes", puis expulsé vers la Tchécoslovaquie. Là, après l'annexion des Sudètes par Hitler, il est à nouveau jugé et condamné pour le même type de faits, cette fois à 14 mois de prison.

Cette peine purgée, Rudolf, considéré comme un récidiviste, est interné au camp de concentration de Buchenwald, dans le centre de l'Allemagne. Il survécut à 32 mois d'enfer dans ce camp, grâce à son amitié avec un kapo communiste et à "un peu plus de chance que les autres".

Le drame des "Triangles roses" est resté méconnu jusqu'à ce que, à partir des années 1980, une pièce de théâtre, des livres et des films commencent à évoquer la question. Lorsque, en mai 2008, l'Allemagne inaugure solennellement, au coeur de Berlin, un monument à leur mémoire, les organisateurs expliquent que ce drame ne compte plus aucun témoin vivant.

C'est alors seulement que Rudolf Brazda, qui vit dans l'anonymat depuis 1945 près de Mulhouse, décide de sortir du silence. Un mois plus tard, il est l'invité d'honneur de la Gay Pride berlinoise. Vêtu d'une chemise rose, il dépose une fleur au pied du nouveau mémorial, en présence du maire de la capitale allemande Klaus Wowereit, gay lui aussi.

Rudolf Brazda avait participé à plusieurs interventions dans les établissements scolaires en Alsace et à la pose de plaques commémoratives sur les Triangles roses à Mulhouse et au camp de concentration du Struthof (Bas-Rhin), où avaient été déportés 215 homosexuels.

"Après le témoignage de Pierre Seel, celui de Rudolf Brazda a permis de mieux nous éclairer sur la tragédie que fut la persécution des homosexuels pendant la Seconde Guerre Mondiale, et sur le sort qui leur fut réservé à la Libération", a estimé le Mémorial de la déportation homosexuelle dans un communiqué.

"C'est avec beaucoup de tristesse que nous accueillons la nouvelle de ce décès qui voit ainsi se refermer une page de vie et d'histoire presque centenaire de la mémoire homosexuelle", a réagi pour sa part l'association Les Oubié-e-s de la Mémoire qui a ouvert un registre de condoléances sur internet à l'adresse suivante: www.livre-dor.net/livre.php?livredor=121358

Avec AFP
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Jeudi 17 février 4 17 /02 /Fév 20:58

http://www.rtlinfo.be/pics/afp/2011_02_16/217x_/photo_1297893243940-1-0.jpgHenri Maurel, fondateur et président d'honneur de Radio FG, figure emblématique et promoteur des musiques électroniques, militant associatif dans la lutte contre les discriminations, est mort mercredi en fin de journée, à Paris, des suites d'une méningite à l'âge de 58 ans, a-t-on appris auprès de sa famille.

Co-président de Technopol, l'association de défense de la culture électro, Henri Maurel avait créé la Techno Parade de Paris en 1998 avec Jack Lang.

Parmi les membres fondateurs de Fréquence Gaie en 1989, Henri Maurel a transformé la petite station communautaire en radio à part entière avec un concept unique à l'époque : une programmation musicale avant-gardiste entièrement dévolue aux musiques électroniques naissantes et dont il a été l'un des ardents promoteurs, en étroite collaboration avec Antoine Baduel, l'actuel président de la radio.

Avec plusieurs antennes en régions et en Europe, FG Dj Radio est depuis l'antenne de référence de la scène éléctronique.

"FG Dj Radio peut se prévaloir d'avoir été en 20 ans la seule radio française à initier, soutenir et faire rayonner à travers le monde une scène française électronique. Diplômé d'une licence d'histoire, haut fonctionnaire, Henri Maurel était un personnage éclectique, d'une curiosité insatiable et un passionné", a dit à l'AFP Antoine Baduel.


Déjà administrateur de l'association Technopol en 1997, Henri Maurel avait contribué à l'élaboration de la circulaire inter-ministérielle qui a reconnu la musique techno comme un élément culturel et artistique à part entière, mettant fin à sa diabolisation.

Militant associatif de la première heure, Henri Maurel avait créé aussi en 1985 le club "Les Gais pour les Libertés" qui avait très tôt défendu l'idée d'un partenariat civil pour les couples hétéros et homosexuels, en élaborant les premières bases du futur PACS.

Chevelier des Palmes académiques, Henri Maurel a fait toute sa carrière dans l'administration, notamment aux ministères des Finances et de la Culture. Il avait été le directeur-adjoint de cabinet dans les années 80 de Yvette Roudy, alors ministre des Droits de la Femme.

Commissaire artistique pour la manifestation internationale de La Beauté en Avignon en 2000, et de l'Année numérique en 2003, ancien directeur de la communication et du mécénat au Centre des monuments nationaux, Henri Maurel occupait récemment les fonctions de chargé de mission auprès de la Délégation aux Arts Plastiques, et particulièment des Centres d'art.

 

 

src rtlifo.be

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Mardi 5 octobre 2 05 /10 /Oct 13:50

Par Louis Maury


Il a été l'une des stars hollywoodiennes des années 50 et 60, bondissant du cinéma au music hall, de la scène à la peinture avec un humour gourmand et parfois assassin. Il disparaît à l'âge de 84 ans après avoir été aussi une icône sexuelle qui n'hésita pas à se travestir dans une plus célèbres comédies de l'histoire du cinéma...
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C'est sa fille, l'actrice Jamie Lee Curtis, qui a annoncé la nouvelle. Tony Curtis, de son vrai nom Bernard Schwartz, est mort hier. Sa carrière embrasse plus de 150 films. Acteur incontournable des années 50 et 60, période où son mariage avec Janet Leigh fait du couple les «Brangelina» de l'époque, il est entré dans la légende du cinéma grâce à ses rôles dans Le Grand Chantage, Les Vikings.
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«Nobody's perfect!»
Son charme et sa plastique sont à l'époque complaisamment dévoilés: dans Trapèze de Carol Reed en 1956 ou encore dans Spartacus de Stanley Kubrick en 1960 où ses scènes crypto homo avec Lawrence Olivier (ci-dessus) ont été depuis longuement décryptées. On se souvient aussi de lui dans l'inoubliable Certains l'aiment chaud en 1959. Le film met en vedette Joe et Jerry, deux musiciens de jazz au chômage, témoins d'un meurtre. Pour échapper aux gangsters qui les poursuivent, ils se travestissent en femme. Joe (Curtis) tombe amoureux de Sugar, la blonde et sensuelle chanteuse de la troupe... Tony Curtis (ci-dessous à gauche), Jack Lemmon (à droite) et Marilyn Monroe, forment un trio sexy et candide devant la caméra de Billy Wilder. La réplique finale, «Nobody's perfect!» est devenu mythique. Souvent abonné ensuite aux rôles de playboy dans des comédies légères, il saura toutefois montrer qu'il était capable d'assurer un registre dramatique, notamment dans L'Étrangleur de Boston.

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Dans les années 70, comme nombre de stars hollywoodiennes, il est happé par la télé. Il forme un duo inoubliable avec Roger Moore dans la comédie d'espionnage anglaise The persuaders (en France Amicalement Vôtre) où il virevolte en gouape américaine face à un lord anglais. La série ne connaîtra qu'une saison, mais remporta en France un succès phénoménal. Retiré du cinéma, il se consacrait depuis les années 80 principalement à la peinture et à la photographie.

La bande-annonce de Certains l'aiment chaud:


Sur les scènes ambigües de Spartacus, regardez cet extrait de The Celluloid Closet (à partir de 1'30''):

 

 

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Vendredi 30 juillet 5 30 /07 /Juil 16:50

http://www.tetu.com/files/inline_images/tetue/michelecausse.jpgPar Ursula Del Aguila Chef de rubrique Têtue.com

Une écrivaine lesbienne politique majeure s'en est allée hier, jeudi 29 juillet. Elle a choisi elle-même de partir. TÊTUE lui rend hommage en rappelant son œuvre.

Michèle Causse Née, sur les Causses du Lot, le 29 juillet 1936 à Martel, Michèle Causse vient de nous quitter, a annoncé la Coordination lesbienne en France. Elle a choisi elle-même de partir hier, 29 juillet, auprès de l'association Dignitas à Zurich et ses cendres seront ultérieurement dispersées dans le vieux cimetière de Montvalent, au-dessus de la Dordogne. Elle avait accepté de témoigner en faveur de la mort choisie dans une émission de la télévision suisse romande Temps présent qui sera diffusée à l'automne 2010 en Europe.

Monique Wittig fut sa première lectrice
Après avoir obtenu un diplôme de traductrice à l'Université de Paris (Sorbonne), Michèle Causse a enseigné brièvement en Tunisie, vécu dix ans à Rome où elle a étudié le chinois et écrit un essai sur la condition des caméristes-concubines-courtisanes dans les romans Ming (inédit). Rentrée en France, elle a écrit L'encontre dont Monique Wittig fut la première lectrice.

Elle a vécu pendant huit ans en Martinique et écrit, pour le compte du ministère des Droits des femmes, une étude sur la stratification ethno-sociale des femmes en Martinique, puis dans la même île, deux ouvrages, Lettres à Omphale, et (         ).

Elle a ensuite brièvement vécu à New York où elle a rencontré Djuna Barnes, Jill Johnston, Catherine Stimpson, Joan Nestlé, Kate Millett. En Floride, elle a séjourné pendant un an dans la communauté de Barbara Deming où elle a pu côtoyer Sonia Johnson (ex-candidate à la présidence des USA).

Puis elle a émigré au Canada où elle a publié quatre de ses principaux ouvrages. Rentrée en France, elle a publié Contre le sexage (Balland, 2003).

Une praticienne lesbienne politique de l'écriture
Michèle Causse a contribué à faire connaître la culture lesbienne mondiale en traduisant de l'anglais et de l'italien une trentaine de romans (Melville, Gertrude Stein, Djuna Barnes, Mary Daly, Silone, Pavese, Natalia Ginzburg, Alice Ceresa, Luigi Malerba, etc.).

Elle a été professeure invitée à Rome (chaire d'éducation des adultes), consultante à l'Unesco (département d'alphabétisation, où elle a utilisé la méthodologie créée par Alice Ceresa "l'Unité de bibliothèque"), professeure invitée à Montréal à l'Université Concordia.»

Mais surtout en praticienne lesbienne politique de l'écriture, elle a écrit une œuvre prolifique, des essais, des fictions, des nouvelles et poèmes, où elle élabore une lecture et critique radicales du monde patriarcal ou phallogocentrisme:

«Comment mon texte peut-il entrer dans votre contexte?» demandent de plus en plus nombreuses certaines  «je» mauvais sujets. (...) nous c'est-à-dire cette pluralité de «je» radicales actives dans la négation du «on» (homme) qui nous régit et veut nous nier.»

Changer la langue pour changer le monde
Elle cherche une langue («l'Alphalecte») car pour changer le monde, il faut changer la langue, où l'égalité des sexes serait effective et pour cela elle déconstruit la langue réelle que nous parlons en termes matérialistes politiques: («L'androlecte/le sexolecte»). Elle déplace les genres, les préfixes, les suffixes, la grammaire tout entière pour déconstruire l'assujettissement des femmes (qu'elle appelle les «sex©isées») et montrer en quoi elles «font universel», elles sont aussi l'universel -ce que les hommes (ou «Sexeur dominant»), les sciences humaines, la psychanalyse, la société ne veulent pas entendre.

Elle décode ainsi l'oppression langagière (la langue utilisée est en fait la langue de l'ennemi, "l'androlecte"), symbolique, et politique du patriarcat et conçoit une utopie lesbienne, une terre originaire d'avant l'oppression qu'elle essaie d'atteindre par l'art et la littérature, seul salut pour les lesbiennes.

Voilà son épitaphe revue et corrigée par elle:

«Morte à plusieurs reprises, je ne suis pas sûre d'être née. Ce pourquoi toute notice biographique me semble une imposture. Irréelle, voire empruntée à une autre. Ce que je n'ai pas fait m'importe infiniment plus que ce que j'ai fait. Ainsi de ce qui ne m'est pas arrivé. J'ai néanmoins une histoire, laquelle ressemble à une carte de géographie (France, Tunisie, Italie, Etats-Unis, Antilles, Canada), autant de topoï, espaces vibratoires d'intensités variables, qui renvoient des images de mon existence migratoire. Mais à quoi bon en parler? Qu'on me lise plutôt. Pour démentir mon épitaphe «Ni lue ni approuvée». Michèle Causse

Reprenant Deleuze, qui dit «Il y a une affinité fondamentale entre l'œuvre d'art et l'acte de résistance», elle a ouvert un chemin de lutte à travers le langage pour libérer les femmes. N'oublions pas de la lire et de transmettre son œuvre à la nouvelle génération.


Glossaire du Bréviaire des Gorgones

Dictionnaire: précis de tératologie idéologique. Lieu des définitions prescriptives du phallogocentrisme.

Sexe: trait dit de nature, (organes génitaux externes) et prédiscursif, le sexe est le marqueur catégoriel permettant de déclarer contre nature tout ce qui est contre culture hégémonique, le « sexe » fixe et gèle une fois pour toutes l'espèce sapiens en deux créatures, dites complémentaires... ou opposées. (voir M.Wittig)

Sexage: régime de servage (cf. Colette Guillaumin) sous lequel vivent les corps parlants de la planète réduits au silence en raison de la discrimination frappant leur sexe, marqué comme manque... ou excès.

Genre: résultat d'un acte fondateur violent, (« on oppose généralement le sexe comme ce qui relèverait du biologique et le genre comme ce qui relèverait du social » : Nicole-Claude Mathieu), mettant en place un système social qui, accordant le primat à un sexe, divise l'espèce, établit un pouvoir dissymétrique et assure la permanence d'un système politique reposant sur l'assujettissement longtemps occulté des dividues. Ce système a été reconnu et dénoncé comme tel par les Individues dites féministes.

Androlecte: voir sexolecte, langage parlé par tous les corps parlants de la planète, quelle que soit la langue, vient du grec andros qui signifie homme. L'androlecte, qui passe pour neutre et émanant des humains en général, véhicule en fait la pensée, les visions et visées d'un sexe dit fort (mâle) au détriment d'un autre dit faible (femelle).

Sexolecte: est le langage sexisant et sexualisant que parlent tous les humains. Elaboré par le détenteur du phallus dominant, il instaure l'inégalité entre les animés de l'espèce dite humaine. Le seul sexolecte existant est l'androlecte.

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Dimanche 18 juillet 7 18 /07 /Juil 16:26

On se rappelle du film " gouttes d'eau sur pierre brulante " ou il incarne le role d'un homo pervers ,

 

 

 

 

 

il fut aussi gay dans "le fils prefere" ou il joue un prof gay et aussi dans "le grand pardon" ou il est tueur homo ou il fini buté par roger hanin dans son lit pres de son amant !

 

 

 

 

repose en paix 

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Samedi 1 mai 6 01 /05 /Mai 18:06

http://www.e-llico.com/img/jlb.jpg200 à 300 personnes ont assisté vendredi matin aux obsèques de Jean Le Bitoux au crématorium du Père Lachaise en présence du maire homosexuel de Paris, Bertrand Delanoë.
Au premier rang du crématorium, devant le cercueil recouvert d'un drapeau arc-en-ciel, la famille, le compagnon et le maire homosexuel de Paris, Bertrand Delanoë ont pris pris part à une cérémonie d'adieu au fondateur de Gai Pied.

On notait aussi la présence des "pères" du PaCS, Patrick Bloche, député-maire du 11ème arrondissement de Paris où vécut Jean Le Bitoux et où le journal Gai Pied fut fondé et conserva ses locaux jusqu'à sa disparition et le sénateur Jean-Pierre Michel.

200 à 300 personnes, dont beaucoup issues de la communauté LGBT s'étaient rassemblées pour un hommage civil.

Enrecoupées de séquences musicales, des prises de parole ont jalonné la cérémonie.

Hussein Bourgi, du Mémorial de la Déportation Homosexuelle, a notamment rappelé les 40 ans d'engagement de Jean Le Bitoux au service de la cause gay.

Sur le plan intime, l'un des frères du disparu et son dernier compagnon - Ladri, très ému - ont témoigné de l'homme privé et de "l'ami intégral".

De nombreux responsables associatifs ou ex-responsables était présents : Christine Le Doaré du Centre LGBT, Alain Piriou ancien porte-parole de L'Inter-LGBT, Alain Debrus du Sneg et des militants de la lutte contre le sida.

Les médias gay étaient aussi représentés : Jacky Fougeray (e-llico), Christophe Martet (yagg)...

Dans ses dernières volontés, Jean Le Bitoux a demandé que ses cendres soient dispersées dans le village de son compagnon au Mali.

Le Centre LGBT Paris IdF a annoncé ce jour que sous réserve de l'accord de sa famille, la salle de réunion et bibliothèque du Centre portera son nom.

Jean Le Bitoux, figure du militantisme et du journaliste homosexuel, fondateur du magazine Gai Pied en 1979, est mort dans la nuit du 21 avril à l'âge de 61 ans.
Très attaché à l'histoire et à ses oublis, il militait activement pour la reconnaissance de la déportation homosexuelle par les nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Il est l'auteur de plusieurs autres ouvrages comme "Les Oubliés de la mémoire" (2002), "Citoyen de seconde zone" (2003) et "Entretiens sur la question gay" en 2005.

> Un hommage à Paris le 29 mai

Le Mémorial de le Déportation Homosexuelle organisera un hommage public à son fondateur, en présence et avec la participation de plusieurs de ses compagnons de route du monde militant.
Patrick Bloche, Député-maire du 11ème arrondissement de Paris accueillera cette cérémonie dans les locaux de la Maison Commune de l’arrondissement dans lequel résidait Jean Le Bitoux.
Cet hommage aura lieu le samedi 29 mai 2010 à 17h dans la Mairie du 11ème arrondissement de Paris qui se trouve 12, Place Léon Blum.
src e-llico

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Vendredi 30 avril 5 30 /04 /Avr 20:49

http://www.e-llico.com/img/jlbvign.jpgE-llico publie un hommage d'Hervé Chevaux qui a co-écrit avec lui "Citoyen de seconde zone", un ouvrage où il livrait ses souvenirs.
Jean aurait souri à tous ces hommages qui pleuvent sur lui qu’il avait coutume d’appeler "ma pomme".

J’ai été intellectuellement très proche de lui pendant quelques années au cours desquelles nous avons co-écrit, avec Bruno Proth, "Citoyen de seconde zone".
A sa sortie en 2003, isolé dans une critique globalement positive, un éditorial du magazine Têtu avait rebaptisé cet ouvrage "histoires de seconde zone" et réduit la vie de Jean à des "problèmes de fin de mois et d’alcoolisme".

Le choix même de Jean d’une écriture à trois voix et d’un récit autobiographique entremêlé d’analyses historiques et sociologiques démontrait pourtant que son ego était moins démesuré que celui de tant de gays et que son propos était de restituer son itinéraire personnel dans une histoire plus globale.

Ayant interviewé une vingtaine de ses anciens collaborateurs, j’ai été frappé par leur unanimité à le considérer comme brillant.
Jean était une forte personnalité, appartenait à cette catégorie de personnes qui sont des locomotives et, à ce titre, il laissait rarement indifférent, suscitant autant de haines tenaces que d’amitiés indéfectibles.

Pour l’avoir côtoyé de près, j’étais assez fasciné par sa résistance, par sa capacité à vivre en dormant peu, travaillant la nuit, mangeant comme un oiseau mais buvant et fumant plus que de raison.

Il aura fini par rejoindre tous ceux qu’il a accompagnés au Père-Lachaise et dont la mémoire avait été honorée dans un article de la "revue H", une autre de ses publications dans les années 90.

http://www.ligneazur.org/IMG/jpg/gaipied2.jpg


On commence à se souvenir de lui comme LE fondateur du journal homosexuel emblématique des années 80 et pourtant, il n’aimait pas être considéré comme l’éternel fondateur de Gai Pied.

Hervé Chevaux

> Un hommage à Paris le 29 mai

Le Mémorial de le Déportation Homosexuelle organisera un hommage public à son fondateur, en présence et avec la participation de plusieurs de ses compagnons de route du monde militant.
Patrick Bloche, Député-maire du 11ème arrondissement de Paris accueillera cette cérémonie dans les locaux de la Maison Commune de l’arrondissement dans lequel résidait Jean Le Bitoux.
Cet hommage aura lieu le samedi 29 mai 2010 à 17h dans la Mairie du 11ème arrondissement de Paris qui se trouve 12, Place Léon Blum.
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Par gaymarocmusul - Publié dans : deces - Communauté : BLOGS GAY
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  • : je cree ce blog pour venir faire connaitre mes idees , je suis gay et j'ai vecu une longue histoire avec un musulman, je veut ici partager des idees avec les gens du monde , chacun est le bienvenu pour laisser un com , je repondrai tjrs en donnat mon avis perso , meme si parfois je pourrais choquer certaine personne , alors apprenez a dialoguer et a etre a l'ecoute des autres , vous en ressortirez bien plus grand , bonne visite a tous
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  • : 09/01/2008

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