
Le Front national a dénoncé mercredi le feu vert donné par le tribunal
administratif de Besançon à l'adoption d'un enfant par une enseignante homosexuelle, appelant à interjeter "immédiatement" appel.
Dans un communiqué, Marine le Pen, vice-présidente du FN, écrit, après cette "scandaleuse décision": "ainsi donc, sans que les Français ni leurs représentants élus n'en aient décidé, sur simple
décision d'une instance européenne et de la Halde, structure technocratique sans légitimité démocratique, on assiste à un bouleversement du droit de la famille".
"Comme dans l'affaire Mitterrand, cette décision consacre la disparition d'une certaine morale d'Etat et le triomphe d'une société hédoniste où les volontés de certains adultes priment sur les
droits légitimes des enfants", accuse l'eurodéputée.
S'affirmant "porte-parole de la majorité silencieuse", elle "demande que contrairement à ce qu'a annoncé précipitamment le ministère public, il soit immédiatement interjeté appel de cette
décision".
Mardi, le tribunal administratif de Besançon a donné raison à une homosexuelle qui se battait depuis 1989 pour obtenir le droit d'adopter un enfant. Les juges européens lui avaient donné raison en
condamnant la France pour discrimination sexuelle en janvier 2008. La Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a également, le 5 octobre, rendu un avis qui lui était
favorable.
> Vanneste, Raoult, les Familiales Catholiques : contre, évidemment
Le député UMP Christian Vanneste a condamné "la malheureuse décision" du tribunal qui "fait l'objet de l'habituel rouleau compresseur médiatique du groupe de pression homosexuel".
Son homologue Eric Raoult a estimé que "dès qu'il y a un enfant, il faut un papa et une maman".
Même son de cloche pour la confédération nationale des associations Familiales Catholiques qui demande au législateur de "prononcer sans équivoque le droit de l'enfant à avoir un père et une mère".